vendredi 17 février 2017

Du soleil dans les platanes

Je les trouvais beaux les platanes à Château-Gontier.
A cette époque, je roulais l'automne d'Angers à Laval.
Pourtant,  j'm'en disais des choses sur la route.
 « Une longue Démonstration c'est un sujet qui n’en demande pas plus au risque de s’éparpiller dans des descriptifs trop longs qui pourraient gêner le rêve"
Des instants courts qui ciblent,
« Le bonheur »,
Je le voyais comme une histoire en mouvement…
Une façon de voir la vie de l'autre côté,
Mais dans mon imagination, j’avais beaucoup de temps mort et je savais qu'il fallait davantage pour réveiller une dormeuse.
J’avais bien commencé par le premier regard mais je n’étais pas allé jusqu'au bout.
Cependant, elle avait marqué mon esprit.

jeudi 9 février 2017

L'art de se gâcher la vie (Marie Andersen)

Quelle clef choisir ?
Un livre ne remplace pas une psychothérapie. Celle ci s'inscrit dans un dialogue avec un professionnel. On y prend le temps qu'il faut pour dénouer les embrouillages, panser les vieilles plaies, déchiffrer les freins et reprendre goût à la vie. Ce travail permet d'arriver  doucement à comprendre et gérer ses émotions d'une manière plus choisie. C'est tout un cheminement.
Ce livre a un autre but : je souhaite qu'il puisse vous aider à vous débrouiller seul. C'est une aide à la réflexion. Le terreau que je vous propose de développer pour vous débarrasser de vos fonctionnements inadéquats et enraciner de nouveaux comportements est essentiellement un cheminement mental, même si l'émotion s'éveille de-ci; de-là, au fil de la lecture;
Dénoncer seulement les dysfonctionnements qui vous entravent et n'apporter que des solutions "à bon marché" serait de ma part une contribution supplémentaire à l'art de vous gâcher la vie, en vous donnant l'impression que c'est facile.

j'aimerais vous donner deux grandes clés. Simples et puissantes.
Elles paraissent évidentes, elles ne sont pas nouvelles, et pourtant elles sont rarement prises en considération quand on est dans l'embarras. Elles sont tout simplement essentielles.
Juste deux clés, une dans chaque poche !

La première est la clé de l'acceptation, elle ouvre trois portes : l'imperfection, la finitude et la solitude.

La seconde est la clé du changement, elle ouvre également trois portes : la responsabilité, la puissance et le sens.

Elles ouvrent à elles deux les verrous qui empêchent l'adoption de fonctionnements justes et efficaces, qui permettent de résoudre les difficultés, surmonter les frustrations et dépasser les déceptions au lieu de les entretenir sans conscience. Elles constituent des outils fondamentaux pour une vie plus légère, plus fluide et plus lucide. Elles permettent de cheminer en souriant, malgré les inévitables aléas de la vie.
Quelle porte devez-vous ouvrir? Est ce une porte de l'acceptation ou du changement?
Les situations qui vous empoisonnent la vie sont souvent plus complexes qu'elles n'apparaissent à première lecture : il peut s'y mêler du rationnel, du sentimental, de l'émotion, du financier, du temporel et des valeurs, bref un vrai capharnaüm !
L'homme fait partie d'un système qui le dépasse, qui va de l'infiniment petit à l'infiniment grand...

(Marie Andersen  extrait - L'art de se gâcher la vie)

jeudi 1 septembre 2016

Et si en plus y'a personne Alain Souchon

Et si en plus y'a personne
Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Tant de processions, tant de têtes inclinées
Tant de capuchons tant de peur souhaitées
Tant de démagogues de Temples de Synagogues
Tant de mains pressées, de prières empressées
Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne
Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Il y a tant de torpeurs
De musiques antalgiques
Tant d’ante-douleurs dans ces jolis cantiques
Il y a tant de questions et tant de mystères
Tant de compassions et tant de revolvers
Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne
Arour hachem, InchAllah
Are Krishhna, Alléluia
Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Si toutes… 

dimanche 31 mai 2015

Les incertitudes se lisent dans l'humidité odorante
Même
L’effervescence du calme me fait comprendre
Les belles phrases murmurées aux arbres, au vent
Aux couleurs invisibles
J'ai comme l'impression d'avoir perdu le goût des choses
Pourtant j'aime encore respirer les odeurs de fumée
Les pensées en deçà du silence
Les poussières d'ombres qui m'empêchent de voir clair
Où j’emmitoufle souvent la discrétion étrange d'un amour de solitude

dimanche 27 octobre 2013

Le jardin mauresque de la ville d'hiver



Je suis debout sur un banc, pieds nus, les mains dans le dos.
Dans le jardin du casino Mauresque où le théâtre de verdure San Carlito donne un spectacle de marionnettes. A titre princier, les places d' honneur sont toujours réservées aux enfants fortunés des villas chics du parc. L' une d'elles, mademoiselle Charlotte, assise dans un fauteuil en osier blanc chaise, crache des mouchoirs de sang de ses fines mains gantées. Vêtue d' un corsage violine recouvert de tulle, brodé de sequins groseilles et d' une cravate en frou-frou de chez Circa qui tranche avec la pâleur du visage émacié. Il n' y a que des gouvernantes pour mener les enfants au guignol, mais vous my God, vous avez la chance de votre mère. Tout à l' heure, madame Dubos de la laiterie du bocage viendra livrer, en carriole  ses bidons de lait de vache vaccinée. Sur avis médical, Charlotte ingurgitera son grand bol de crème, couplé à une eau de pin. Alors je la regarderai boire, fasciné attendant avec gourmandise, ce moment précieux où elle offrira son cou au breuvage encore fumant. Voire, entre deux quintes de toux, un sourire à la petite main qui, tous les matins, lui démêle son chignon dans l' un des salons de la villa - louée au mois, à l'angle de l' allée Velpeau.
Mais si son état, déjà pitoyable, continue d' empirer, elle partira bientôt, à l' aérium de la fondation Wallerstein d' Arès...
Il me suffit de fermer les yeux pour me remémorer avec certitude les allées en rondeur, le kiosque à musique, Place des Palmiers et les magnolias fleuris comme d' un jardin anglais. D'ailleurs, je n' ai jamais autant appris sur le cricket, la jelly ou les maisons Tudor que pendant ces longues semaines où je me suis instruit des raffinements de son éducation. Depuis la chambre des domestiques, sous les combles où je l'écoute dormir. Cette fois ci, demandera t-elle aux sœurs de la Sainte Agonie si Dieu et l'automne l'autoriseront demain, à porter une jolie robe de promenade? Ou du belvédère, me lira t-elle encore un passage de Wuthering Heights, ce livre étrange qui ne la quitte plus des mains depuis quelques jours?
Comme d' habitude, elle viendra prendre avant midi, un bain d' air saturé de sel. Devant le bow-window sans doute. Là où la ville d' hiver, mêlée d' effluves odorantes et de senteurs balsamiques, gemme des soleil revigorants. Un bienfait pour les curiste de la Grande Dune dont le lazaret à ciel ouvert n'est qu' un écrin de forêt maritime.

(Extrait texte Jonavin)

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