mardi 28 février 2017

Ma plus belle nuit d'amour

C'était les bords de Seine, au fin fond du vexin français.
département Val d'Oise, jm'en souviens très bien.
J'étais parti de bon matin, un dimanche d'avril avec une assistante commerciale.
Son visage m'avait d'emblée séduit.
Après Pontoise, La campagne était verdoyante,
J'me disais une femme qui accepte de partir avec moi hors cadre professionnel,
C'était déjà un bon bout de chemin bras dessus bras dessous.
Qu'ils étaient beaux ces villages en pierres du Vexin.
Surtout la campagne vallonnée avec ces shetland paisibles dans les prairies.
De la voir se pencher cueillir l'herbe. La posture me semblait belle, naturelle, figée comme une femme d'une autre époque.
Whoua !  quelle idée géniale, j'avais eu.
J'avais choisi en décor de fond le château de la Roche Guyon et le guide du routard me porterait chance pour l'escapade amoureuse.
Depuis ma chambre d'habitant, je pouvais suivre de long en large le panorama de la route des crêtes. De mon lit, je voyais déjà la Seine.
Étudié avec soin, les menus  " Logis de France " puis comme un avant-goût, les marches du château à travers la roche calcaire pour accéder enfin au donjon. Endroit panoramique sur les méandres du fleuve à 360° pour commémorer la romance.
Une journée inoubliable où je jubilais ma perspective amoureuse sur les bords de Seine illuminés.
Quand la soirée serait fraîche après les agapes, il me suffirait de coller mon corps auprès de cette inconnue. Ma dernière nuit en  tête à tête, La lune ronde éblouissant mes pensées divinatoires ne la quittant plus dont l'atmosphère de ma chambre donnant l'impression d'être pour une seule fois, le gardien de ses rêves.
Si le bonheur ou les choses que l'on nomme mystérieuses commencent toujours par une histoire en mouvement. D'instinct j'étais tombé à point.
Le lendemain,  je découvrais la route des crêtes et la petite place du village.
Qu'il était imposant ce château adossé à la roche crayeuse,
Les parquets, les toiles murales en tissu, ces grandes fenêtres,
Ces tableaux , ces visages de la famille de La Rochefoucault que je n'avais que faire.
Ce silence, cette odeur ancienne.
Malicieusement, j'attendais l'accès des marches pour franchir tous les paliers du bonheur.
Du haut, je dominais la Seine et dans quelques heures, mes mains n'allaient pas tarder à effleurer ces hanches menues. Quand une femme vous regarde droit dans les yeux ! Il faut rester concentré sur les choses à venir.
Et le menu, je l'avais étudié,
Martini rosso dans les verres long drink pour frapper la notion de plaisir dans le cadre sympathique du restaurant;
Fasciné par sa voix douce, je ne réalisais pas, encore emporté dans les courants de mon imagination.
Hélas vite apostrophé par le maître qui m'avait réveillé pour énoncer le
- Foie gras et ces petits toasts, fleur de sel de Guérande,  petite sauce verte melon pour madame.
- Pour suivre, sole meunière accompagné de petits légumes vapeur.
Et devant celui ci étonné.
- J'avais choisi des moules marinières
- Un filet de boeuf, frites
- Et, comme l'impression de ne pas avoir fait le bon choix où les mets de poissons étaient réputés nobles.
La sentence n'allait pas tarder, le seul au milieu du restaurant avec la grosse marmite noire posée sur la table. Sentant le regard des clients se posaient sur moi. Avais-je fait une bêtise?
En plus, c'était des grosses moules et je voyais la  jeune femme qui se délectait de son foie gras avec sa sauce melon verte dessinée sur l'assiette, la pointe de son couteau nappant quelques cristaux de fleur de sel sur le toast.
Et moi qui me bagarrait à la cuiller pour chercher des lamelles d'oignon au fond de la marmite.
De plus, ça commençait à me gargouiller,
J'me disais :
Qu'est-ce qui m'était passé par la tête?
Heureusement, le Pouilly fumé était frais, bien minéral comme je l'aimais pour accueillir la belle sole appétissante dans son beurre noisette citronnée et persillée destinée en face de moi..
D'un geste délicat,  la voyant décoller méticuleusement le filet du poisson avec le dos de la fourchette pendant que je mastiquais un morceau de viande que je n'arrivais pas à déglutir. Mes réponses en hochant constamment la tête sans prononcer un mot avant de saisir la serviette pour cacher cette boule de viande qui me dégoûtait.
De plus,  mes mains sentaient l'odeur des moules avec ce rince doigts qui puait le liquide vaisselle me donnait des nausées.
Mon visage devenait blême,
Sans doute devait elle se dire ce mec est bizarre?
Il est bien silencieux , maladroit, timide.
J'attendais impatiemment le dessert
- un café gourmand pour madame avec ses petits macarons, pâtes de fruits. Je revois encore ces petites mains piochant délicatement les mignardises.
Avant de prendre le frais, j'avais choisi la sonate de printemps. Histoire de mettre ma bouche en préparation exquise. Les sorbets aux fruits avec son coulis de cerise arrivaient à point pour m'enlever ce goût d'oignon.
Le temps de régler l'addition au bar,  ma main posée sur mon ventre,
J'étais monté illico pour prendre les premières toilettes. Un mal de ventre, en voyant le papier de toilette qui diminuait à peau de chagrin.
Et le temps qui me semblait long.
Je sortais, l'air penaud.
Ne la voyant plus dans le vestibule du restaurant.
Sur le parking. Collée à la voiture,
Elle m'attendait tristement.
Pas de doute, je lui avais fait de l'effet...

mercredi 22 février 2017

The Whipers

ça date de 1979
Mais toujours super en écoutant dans la voiture ou faire le ménage

vendredi 17 février 2017

Du soleil dans les platanes

Je les trouvais beaux les platanes à Château-Gontier.
A cette époque, je roulais l'automne d'Angers à Laval.
Pourtant,  j'm'en disais des choses sur la route.
 « Une longue Démonstration c'est un sujet qui n’en demande pas plus au risque de s’éparpiller dans des descriptifs trop longs qui pourraient gêner le rêve"
Des instants courts qui ciblent,
« Le bonheur »,
Je le voyais comme une histoire en mouvement…
Une façon de voir la vie de l'autre côté,
Mais dans mon imagination, j’avais beaucoup de temps mort et je savais qu'il fallait davantage pour réveiller une dormeuse.
J’avais bien commencé par le premier regard mais je n’étais pas allé jusqu'au bout.
Cependant, elle avait marqué mon esprit.

jeudi 9 février 2017

L'art de se gâcher la vie (Marie Andersen)

Quelle clef choisir ?
Un livre ne remplace pas une psychothérapie. Celle ci s'inscrit dans un dialogue avec un professionnel. On y prend le temps qu'il faut pour dénouer les embrouillages, panser les vieilles plaies, déchiffrer les freins et reprendre goût à la vie. Ce travail permet d'arriver  doucement à comprendre et gérer ses émotions d'une manière plus choisie. C'est tout un cheminement.
Ce livre a un autre but : je souhaite qu'il puisse vous aider à vous débrouiller seul. C'est une aide à la réflexion. Le terreau que je vous propose de développer pour vous débarrasser de vos fonctionnements inadéquats et enraciner de nouveaux comportements est essentiellement un cheminement mental, même si l'émotion s'éveille de-ci; de-là, au fil de la lecture;
Dénoncer seulement les dysfonctionnements qui vous entravent et n'apporter que des solutions "à bon marché" serait de ma part une contribution supplémentaire à l'art de vous gâcher la vie, en vous donnant l'impression que c'est facile.

j'aimerais vous donner deux grandes clés. Simples et puissantes.
Elles paraissent évidentes, elles ne sont pas nouvelles, et pourtant elles sont rarement prises en considération quand on est dans l'embarras. Elles sont tout simplement essentielles.
Juste deux clés, une dans chaque poche !

La première est la clé de l'acceptation, elle ouvre trois portes : l'imperfection, la finitude et la solitude.

La seconde est la clé du changement, elle ouvre également trois portes : la responsabilité, la puissance et le sens.

Elles ouvrent à elles deux les verrous qui empêchent l'adoption de fonctionnements justes et efficaces, qui permettent de résoudre les difficultés, surmonter les frustrations et dépasser les déceptions au lieu de les entretenir sans conscience. Elles constituent des outils fondamentaux pour une vie plus légère, plus fluide et plus lucide. Elles permettent de cheminer en souriant, malgré les inévitables aléas de la vie.
Quelle porte devez-vous ouvrir? Est ce une porte de l'acceptation ou du changement?
Les situations qui vous empoisonnent la vie sont souvent plus complexes qu'elles n'apparaissent à première lecture : il peut s'y mêler du rationnel, du sentimental, de l'émotion, du financier, du temporel et des valeurs, bref un vrai capharnaüm !
L'homme fait partie d'un système qui le dépasse, qui va de l'infiniment petit à l'infiniment grand...

(Marie Andersen  extrait - L'art de se gâcher la vie)

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