lundi 11 décembre 2017

Un petit mariage de campagne

Les familles se disloquaient le long de la petite route de campagne.
Je me souviens encore des pas qui crissaient sur le gravier, de ce vent soulevant les vêtements.
Le porche de l’église romane dans la pâle lumière de décembre avant que ne résonne « Gloria in excelcis Deo »
La mariée, au bras de son père avançant doucement  jusqu' au transept, teinté  de » Terre d’espoir qui réveillait le chœur d’Elgar. »
Le bouquet rond champêtre dans la légèreté de la main,  dans la portée
De
Frantz Schubert –«  Avé Maria »,
Haendel –«  Alleluia »
Ainsi que,
Borodine, Verdi et d’autres dont j'ai oublié les noms.
Mais la clef la plus saisissante,
C’était la sortie des mariés dans la pénombre,
Un lancer de confettis, de riz, de pétales roses, blanches qui tournoyaient dans la nuit, le tout bercé par le son des cloches.

mercredi 8 novembre 2017

Escale à Papeete

Papeete :
Une arrivée à Tahiti qui ne sera jamais inoubliable...Un ciel tahitien qui pleurait mais que le soleil omni-présent consolait vite. Papeete alignait devant nous ses plus beaux chalets, ses plus beaux bungalows et toute la population du sexe féminin qui attendait sur le quai avec leurs robes éclatantes et leurs jolis parapluies jaunes avec des colliers de fleurs encore une fois jaunes - (le jaune est toujours à la mode à Tahiti).
Tahiti, pays plein de charme. Le vrai paradis perdu. J'ai été ébloui et je n'exagère vraiment pas.
Ses belles montagnes. Au sommet de 2300 m avec ses brousses, une verdure luxuriante et incroyable, ses longs cocotiers qui se balancent que par leur grandeur, des arbres fruitiers partout, les magnifiques bananiers et les belles pamplemousses.
Ses belles plages avec leurs eaux chaudes de la mer et derrière les forêts avec des sources à eau naturelle et douce.
J'ai passé aujourd'hui une journée exceptionnelle dans la brousse. Evidemment je vous relate en gros, je ne pourrais jamais tout vous dire. Nous avons goûté à tous les fruits, bu le lait de coco. Nous avons frayé des passages à l'aide d'un coupe-coupe.
Des oiseaux par milliers, des verts, des violets, des jaunes nous souhaitaient la bienvenue. Nous avons été reçu dans des casemates indigènes de la tribu des roûroûrs (prononcez et faites rouler les r c'est le langage de Tahiti).
Ils nous ont donné de l'eau fraîche et ont été très gentils. Ils ont fait un chant en notre honneur, un chant sauvage qui a raisonné dans la brousse et dans la montagne. Et un tam-tam sonore qui s'est répandu très bien.
Tahiti vit dans la douceur, le calme quand le soir est tombé et les gens retirés dans leurs cases au toit de feuilles de cocotiers ou dans leurs chalets.
Dans la ville, autant d'allées et venues la nuit où partout les guitares bercent le bonheur, le rêve de ce paradis avec les plus belles filles du monde qui entonnent les airs combien charmants du Pacifique.
"Je chante ta romance dans le ciel immense". Puis ce sont des danses trépidantes, sauvages où tout le corps remue, vous rencontrez pas mal de femmes saouls où elles ont absorbé trop de whisky-doubles et dansent ce qu'on appelle ici le "tabouret" et toute la nuit dans le ciel étoilé les complaintes agréables et charmantes montent, montent dans leur ciel tahitien le plus beau ciel du monde.
Vie d'insouciance où les indigènes ne vivent qu'avec leurs guitares et les grands magasins sont tenues par les chinois et des chinois il y en a à Papeete.
Une pointe d'orgueil monte quand même aux français quand on voit notre magnifique drapeau tricolore bien haut qui flotte dans toute sa gloire et c'est pour nous quand même de posséder une île si magnifique. Un prestige qui n'est pas à dédaigner.

1957 - extrait d'une correspondance de mon père qui découvrait Tahiti.

lundi 30 octobre 2017

La cerise de Montmorency

J'ai toujours confondu la cerise de Montmorency avec le noyau de Poissy. Mais là ! De croire que cette griotte à l’eau de vie se déguste jusqu'au bout des doigts. 
Je n'ai jamais connu l'après pluie quoique m'arrêter dans le zinc du coin.
Même en hiver, je peux retrouver mes esprits et boire lentement le grain de sa peau. Voilà ce que je me dis sur la route.
Une tasse de café chaude collée sur la bouche. Ça me fait sourire.
Je n'avais pas pensé dans le philtre du paysage, au compte goutte, l'écorce de son âme cerise.

vendredi 18 août 2017

La dame de Montsoreau

Il y a toujours ce bouquin de la « Dame de Montsoreau » sur mon lit. Et je n’aime pas lire.
S’il y avait une fête populaire au Puy Notre Dame, au moins je t’emmènerai voir les fameuses galipettes qui sont des champignons de Paris que l’on cultive dans les galeries Saumuroises.
Ils sont énormes parce qu’on les laisse pousser plus longtemps. Et puis un jour, la tête tombe pour se rouler. Alors, on les ramasse pour les faire griller sur de grands barbecues, accompagnés d’un beurre d’escargots que l’on déguste avec des fouées.


Tu sais, ces petits pains cuits au feu de bois, garnis de rillettes, de mogettes, de fromage de chèvre ou de beurre salé.
Perdue, au milieu de ces grandes tablées aux fumées odorantes.
J’aime quand tes lèvres goûtent le vin framboisé. Dans l’instant, je te vois en robe légère t’allongeant au bord de l’eau.
Le pont de Gennes, magnifié par une coulée de lumière où j’imagine, le premier rendez-vous. L'ombrelle habillée de noir ouverte comme un parapluie qui tourne comme une fleur agitée.

Attendant que le soleil me donne la main. 
Paupières mi-closes,
Depuis la chambre
, j’écoute la pluie…

mardi 1 août 2017

Ballade d'été

Les couleurs étaient belles. La route bien droite,
Sous le soleil de juillet, je ne pouvais rien faire si ce n'est comprendre un peu le processus de la vie.
Avec infiniment de douceur et réchauffé par la lumière du jour, je voyais toujours ma destinée amoureuse s’enivrer de miel et de fleurs blanches.
La petite place de Marçon était calme, moment idéal pour casser la croûte au soleil avec mon p'tit gars.
Assis sur le banc, je redécouvrais les platanes où j'avais jadis croqué un silence de novembre.
Comme l’endroit s’y prêtait, j’imaginais ...

vendredi 3 mars 2017

La petit place de Marçon

La petite place de Marçon était calme, moment idéal pour casser la croûte au soleil. 
Assis sur le banc, je découvrais les lieux pour la première fois.
Etrange novembre en bruyère.
Comme l’endroit s’y prêtait, j’imaginais...

vendredi 17 février 2017

Du soleil dans les platanes

Je les trouvais beaux les platanes à Château-Gontier.
A cette époque, je roulais l'automne d'Angers à Laval.
Pourtant,  j'm'en disais des choses sur la route.
 « Une longue Démonstration c'est un sujet qui n’en demande pas plus au risque de s’éparpiller dans des descriptifs trop longs qui pourraient gêner le rêve"
Des instants courts qui ciblent,
« Le bonheur »,
Je le voyais comme une histoire en mouvement…
Une façon de voir la vie de l'autre côté,
Mais dans mon imagination, j’avais beaucoup de temps mort et je savais qu'il fallait davantage pour réveiller une dormeuse.
J’avais bien commencé par le premier regard mais je n’étais pas allé jusqu'au bout.
Cependant, elle avait marqué mon esprit.

jeudi 9 février 2017

L'art de se gâcher la vie (Marie Andersen)

Quelle clef choisir ?
Un livre ne remplace pas une psychothérapie. Celle ci s'inscrit dans un dialogue avec un professionnel. On y prend le temps qu'il faut pour dénouer les embrouillages, panser les vieilles plaies, déchiffrer les freins et reprendre goût à la vie. Ce travail permet d'arriver  doucement à comprendre et gérer ses émotions d'une manière plus choisie. C'est tout un cheminement.
Ce livre a un autre but : je souhaite qu'il puisse vous aider à vous débrouiller seul. C'est une aide à la réflexion. Le terreau que je vous propose de développer pour vous débarrasser de vos fonctionnements inadéquats et enraciner de nouveaux comportements est essentiellement un cheminement mental, même si l'émotion s'éveille de-ci; de-là, au fil de la lecture;
Dénoncer seulement les dysfonctionnements qui vous entravent et n'apporter que des solutions "à bon marché" serait de ma part une contribution supplémentaire à l'art de vous gâcher la vie, en vous donnant l'impression que c'est facile.

j'aimerais vous donner deux grandes clés. Simples et puissantes.
Elles paraissent évidentes, elles ne sont pas nouvelles, et pourtant elles sont rarement prises en considération quand on est dans l'embarras. Elles sont tout simplement essentielles.
Juste deux clés, une dans chaque poche !

La première est la clé de l'acceptation, elle ouvre trois portes : l'imperfection, la finitude et la solitude.

La seconde est la clé du changement, elle ouvre également trois portes : la responsabilité, la puissance et le sens.

Elles ouvrent à elles deux les verrous qui empêchent l'adoption de fonctionnements justes et efficaces, qui permettent de résoudre les difficultés, surmonter les frustrations et dépasser les déceptions au lieu de les entretenir sans conscience. Elles constituent des outils fondamentaux pour une vie plus légère, plus fluide et plus lucide. Elles permettent de cheminer en souriant, malgré les inévitables aléas de la vie.
Quelle porte devez-vous ouvrir? Est ce une porte de l'acceptation ou du changement?
Les situations qui vous empoisonnent la vie sont souvent plus complexes qu'elles n'apparaissent à première lecture : il peut s'y mêler du rationnel, du sentimental, de l'émotion, du financier, du temporel et des valeurs, bref un vrai capharnaüm !
L'homme fait partie d'un système qui le dépasse, qui va de l'infiniment petit à l'infiniment grand...

(Marie Andersen  extrait - L'art de se gâcher la vie)

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