lundi 3 août 2026

(petits poèmes d'été première vendange)

 En ce début d'automne

Le Loir s'est assoupi
Dans les brumes matinales
Augustin est pensif
Une aile sauvage zigzague
Louise en robe légère
frissonne dans un manteau de vigne
Des odeurs d'acacias
d'abricots
Détalent du jardin quand elle s'approche
Dans l'instant, lui savoure les épices douces
La cannelle qui se mélange aux écorces d'agrumes
Et soudain
il voit des fruits en grappes s'enivrer de fleurs blanches
Et soudain
il imagine un soleil rougir de plaisir
Quand le matin berce les rosées tendres
D'un ciel éméché 

jeudi 23 juillet 2026

petit poème d'été

 


Allongé sur
le dos

yeux mi-clos

Hier, j'aimais

La douceur de tes doigts

Oscillant dans la seiche au vent
Chapeau de paille entouré d'un ruban
Flotte
L’insouciance
J’aime tout en toi
Quand tu sèmes à tout vent
Là, où ton ombre butine
Et caresse les peaux blanches
Libellule pour la tourbe légère
Bleu pour le ciel à contre courant
Libellule 
Bleu pour la romance du ciel

mercredi 17 juin 2026

Là bas

 


Après avoir quitté le pont de Sèvres, je roule sereinement qu'au rond point de Chartres, maintenant je peux passer par le jardiland du coin et suivre le cours du Loir, 

Il fait bon et j'aime le mois de juin à la pénombre.

En ce dimanche, mes incertitudes se mêlent encore au paysage mais je sais que la providence est au silence de la pensée. Hier, les émotions se superposaient sur des registres différents où mon cœur, mon esprit s'emballait dans le flou à chaque sms, à chaque entrevue de femmes différentes.

Les idées préconçues, les hypothèses, les projections sur des faits imaginaires m'empêchaient de voir clair.

Depuis, le silence des jours régule mon système émotionnel, telle une boussole et je sens les vibrations dessiner le bonheur de te rejoindre.

De toute façon, je ne sais même plus si tu habites encore cette ville.

Je ne sais même plus où tu es? ...Si tu es seule. Si je pouvais...

Là-bas, il y a le bout du monde

Les dunes, les coups de vents
L'océan qu'on dénude
Des coques de sable
Que le vent ébroue
Au risque d'égarer la perle rare
L'immunité acquise
en regardant le ciel
Les rochers sur l'estran
Mais quand la pluie mouille ton visage
Au loin du rivage
Je te trouve encore plus belle

vendredi 29 mai 2026

jeudi 7 mai 2026

J'ai envie de toi

J'ai envie de toi, tout de suite. Là, maintenant, te prendre sur le rebord du plan de travail, parfois sur un coin de table. Te serrer tout contre moi.
Coller mes lèvres de désir sur ta mousse onctueuse.
 Sentir la chaleur imminente de ton corps, 
Sensation longue  
Suave, sauvage, doux, épicé, fort, moelleux, fruité, corsé, frais, iodé
Exquis



Camille,


Ce soir, promis, je te ferai un petit. Fort, robuste et serré tout contre toi. Un petit que tu pourras choyer de tes mains et de tes lèvres. D'un nuage de lait, tu pourras deviner l'ébène de ses grands yeux noirs. Le grain de sa peau, l'écorce de son âme en cerise. Parce qu'en un mot, je sais où je t’emmènerai: à Rome.
Ce soir, Camille, je serais ton Barista. Ta fontaine de Trevi dans l'express de nos amours enivrantes. Sans amertume, j'inventerai ton ventre rond. Les envies de moka, les baisers en bouche. J'inventerai son regard un peu mousse, ses larmes brûlantes et toutes les vapeurs d'ivresse d'un philtre magique entre nous. Soudain l'hiver viendra fondre sur le bout de la langue. Tu entendras la poudre crisser, fouettée par la neige autour de tes doigts. En deux coups de cuiller à pot, tu pourras vivre chaque traction d'un enfant de la balle. Camille, pour toi, j'irai griller d'impatience mes incertitudes. Moulu de fatigue, boire la tasse à la fontaine. 

Je t'imaginerai Anita Ekberg, en robe du soir dans la Dolce Vita. Et quand les nuits deviendront floues, j'irai jeter une dernière pièce, à souhait...
Pourrai-je encore tourner le dos à ta crème de beauté? Oublier les parfums et les nuances de tes sourires, l'atmosphère excitante de nos corps l'un contre l'autre? Mais peut-être suis-je resté bébé...Ce que j'aime est en toi. J'ai tout préparé. Les bougies, la lumière tamisée, la chambre et les heures du réveil au compte-gouttes. Cet instant émotionnel où nous fermerons doucement les yeux.
Ce soir, promis Camille, je te ferai un petit. J'inventerai une eau-de-vie romaine. J'irai chanter des gloria. Je sais les promesses de mariage, les Mazagran du matin cafardeux, les cafés borgnes d'autrefois. Aussi j'apprendrai tes bouffées de chaleur, les présages payés au marc quand de mes yeux, grands comme des soucoupes, je vous emmènerai sur le zinc du petit prince. Ce soir, promis, mon amour, je te ferai un petit...café italien.
Mais viendras-tu?...

texte Jonavin

dimanche 12 avril 2026

Je suis chez le coiffeur





Je suis dans le salon

Pendant qu'on me shampoigne

j'entends le refrain de cette chanson 

"Absence, absence mais pas l'indifférence"

Malgré les apparences, c'est à toi que je pense"

C'est étrange d'écouter ces paroles

"Je peux vivre sans toi et être à toi quand même"

"iL n'y a pas de loi pour prouver que l'on aime"

"j'peux pas expliquer ça"

"Loin des yeux, près du coeur"

Tous ces choses me touchent

Alors que je fais les cents pas dans ma tête

Si j'étais en Anjou, J'irai te chercher à la gare

Je porterai tes bagages 
Quel bonheur de te retrouver
Quand les yeux s'ouvrent
Je connais l'horizon du large
Il y a bien longtemps que je t'aime
Je t’emmènerai aussitôt sur 
"La jetée de la Loire"
Y a plein de trucs là-bas
Pas la peine de se torturer la frange
Hier, je t'aimais à l'imparfait
Tiens
Une champignonnière
Une ferme encavée en plaine troglo 
Et pourquoi pas les pommes tapées du côté de Saumur
L'Anjou t'envoûtera
Le cadre noir peut bien attendre
Eclairé à la bougie 
Les murs tuffeau imprégnés de fumée 
Pour déguster de délicieuses fouées dans un caveau
Roses trémières
Au détour d'un village
Tu émerveilleras ton visage face à la Loire 
pieds nus, foulant un banc de sable
Avec ou sans capeline
L'Angevine
Où l'ombre butine et caresse les peaux blanches
Les semailles sont à venir
Le jour, où je cueillerai tes baisers
Tu sèmeras à tous vents mes sentiments profonds
Comme une caravelle sur un océan de cœur
Poussées sans cesse par les douces pensées
Claquent les voiles
Je pourrai t'emmener
Aussi à Tours, découvrir son vieux quartier 
Ces vignobles, les châteaux de la Loire
Ce n'est pas un tour pour rien que te je propose
Aujourd'hui, j'ai un beau teint
J'ai ratissé quelques brindilles
Nouveau visage
Demain 
je t'embrasserai à ciel ouvert

dimanche 5 avril 2026

Le pont de Gennes




J'avais aperçu entre les tables enfumées, cette bouche qui dégustait le vin framboisé à la robe légère.
Cette rêveuse s'allongeant au bord de la Loire comme la Dame de Monsoreau en contrebas du pont de Gennes, m'intriguait. 
Magnifiée par une coulée de lumière dans l'odeur grillée des barbecues.
J'aimais l'Anjou populaire du dimanche après-midi où j'appréciais "ces galipettes" au beure d'escargot garnies dans les petits pains cuits au feu de bois.
Ces champignons de paris, 
Si énormes, qu'ils finissent de tomber par terre en se roulant dans les galeries souterraines saumuroises. D'où le nom "galipette".
Comment pouvais-je faire pour l'aborder? Le Saint Nicolas de Bourgueil sentait bon la craie.
Un graduel de notes de champignon, de sous bois, en prime le fruit rouge remplissaient ma bouche gourmande.
Mes lèvres retrouvaient le tuffeau de la cave.
Je pensais à la polka chantée, écrite par Anatole Verrier "Vive l'Anjou!Lorsque le soleil dore"
C'était le moment, pour oser le providentiel.
Avant que les bourgeois de Saumur arrivent. Se dandinent en leurs accoutrements de paroles à la con.
J'avançais, 
Elle était seule, son regard innocent plongeant dans l'eau.
Dans l'instant, j'avais posé le verre sur la margelle,
J'étais devant ce corps frémissant de désir.
Je l'apostrophais "Je m'appelle Laurent"
Me répondit "moi c'est Marie"



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