dimanche 8 février 2026

Inconstance

 


J’avais aimé le soleil de novembre pâle sur le pare-brise. Avant de laisser mon imagination planer dans les contrées de la mayenne angevine. La musique de Jamiroquai rythmait les formes du paysage.

 Replié sur mes désirs, le vide m'envahissait à l'aube de la quarantaine.

Je n'éprouvais pas de soucis amoureux, pas de problème de santé ni financier.

Cependant, je pressentais une inconstance du bonheur dans ma vie. 



dimanche 1 février 2026

Collioure

 

 

Sous le sillet d'un ciel Matisse,
Je n'avais pas fermé tous les volets de ma chambre.
J'osais toutes les couleurs,
De ces vignes étagées comme une robe gitane dont le décor m'offrait le spectacle.
Mon regard ne plongerait pas dans le vertige de la mer bleue.
Je savais que ce rosé de février chaufferait doucement ma bouche.
Dès les premières gorgées, les épices douces de la méditerranée m'apporteraient les notes poivrées.
Le grenache amplifiant les parfums de fruits mûrs avec la syrah contrebalançant l'équilibre pour partir dans le rouge vif léger.
Paupières mi-closes. J'écoutais " La tsigane s'enivrait de la fraîcheur du vent chaud.
Avant de goûter la groseille sauvage s'écraser légèrement sous ma langue.
Mon cœur soufflant l'éclosion envoûtante de ma bohème,
De cette perception aromatique intense comme le vent du nord s'enroulant dans les ruelles teintées d'ocre et de rose.
Je sentais encore le cliquetis de ses bracelets...

dimanche 18 janvier 2026

Libe et Lulle



  Libe et Lulle sont deux demoiselles. Deux demoiselles qui font du zèle. Des coups bleus avec leurs ailes . Deux petites fleurs bleues avec quatre petites ailes et six gros ocelles.

Quand valsent les moustiques, elles font les gros yeux. 

A la piqûre d'un regard, prennent la mouche. Et tiquent ! Elles volent l'été, le temps et les volants de taie à l'étang. Des coussins de brume et de roseaux, un drap d'eau et de rosée...aquatique. Corsetées, elles voltigent de joncs en jonques, se chinent de jaune et de jonquille dans le crépuscule. Là où les nénuphars pullulent. Libe et Lulle, alors se congratulent, s'exhibent. Conciliabules et bribes se bercent  sur le trille d'un vent qui ulule avec les moulins à tan. Mais déjà tourne la roue à aubes. Un matin de papier bulle qui se dérobe avec les premiers papillons. Les premiers taons...

Là où la bonde s'émonde de ses branches mortes, Libe et Lulle capitulent dans la ronde. La fronde qui démantibule leurs mandibules, inhibe la diatribe de leurs sentiments ridicules. Elles ondulent sereines et reines, comme les battements d'une pendule, ce scribe malfaisant, cet immonde crapule. Là où la vase abonde, les pluies inondent la mare aux libellules. Et ces insectes agaçants, minuscules, soudain se dévergondent à contre-vent...

(texte Jonavin)

mardi 13 janvier 2026

La loire

 Quelques heures auparavant, la lune dardait les blés de la Beauce.

j'étais parti comme un voleur en passant furtivement par la chambre. 

Il ressemblait tellement à sa mère en dormant paisiblement.

Vitres entrouvertes, je roulais pour oublier les syllabes hurlées.

Avant Orléans,

Des nuées de colère avaient noyé un ciel reflétant ses écorces de fruits mûrs,
Comme la beauté du diable où mes remords serpentaient dans les reflets de la nuit.
S'il y en a qui tape une femme avec une fleur, je revoyais sans cesse la scène quand je l'avais giflé devant les yeux médusés de mon enfant.
De cette lumière, la poitrine encore serrée.
Je bifurquais vers le pont de Blois
La Loire tranquille où 
Je sentais le courant colportant le secret aux pensées invisibles.
J'approchais doucement d'Amboise.
Comme jadis,
Je préférais faire une pause sur la berge de Montlouis.
Bien qu'il était encore tôt pour purifier ma conscience.
Je pensais que dans la mare aux secrets, la source allait renaître de ses profondeurs.
Comme une affirmation qui frisottait dans les fumées de l'aube.
J'appuyais fortement mes mains sur le visage qui glissaient lentement
Dans la seiche au vent,
Je savais que j'allais la perdre à tout jamais.

mardi 30 décembre 2025

Rendez vous là-bas

 



Rendez-vous là-bas
Viens quand tu pourras
C'est tout en haut

Viens quand tu pourras
Mais n'attends pas
Pour prendre ton chemin
C'est loin
Mais si tu pars maintenant
Tu auras tout le temps
Pour t'y rendre sans te presser
Et respirer

Prends donc une chance pour une fois

Espérer tout bas
Devenir le roi
C'est ça qui est beau

Toucher le but
Qu'on avait prévu
Se rendre au bout du chemin
C'est bien
Mais ça n'a pas d'importance
C'est une question de chance
Ce qui compte c'est d'aimer
Y travailler

Fais donc un effort ma foi

(Diane Tell)

vendredi 26 décembre 2025

Muscadet de Sèvre et Maine sur lie

 



iL est fin, frais et léger.

C'est le muscadet par excellence parce qu'il est parfaitement souple. Son acidité n'est pas agressive.
Température de dégustation :  7- 8°.
Evitez des millésimes supérieurs à 2 ans quand vous faites vos courses au supermarché pour garder la fraîcheur.
C'est exquis avec une assiette de saumon fumé.
Le vin idéal pour finir un reste de poisson le dimanche soir.
En guise d'apéritif, je l'accompagne souvent avec des crevettes grises ou des rondelles d'andouille de Guéméné, bien sûr accompagné de beurre salé breton (en gardant une rasade de vin pour faire voyager le tout en bouche, c'est encore mieux). A ne pas faire lors de vos rendez vous amoureux sauf si vous êtes à l'aise avec la donzelle.

Le Muscadet « C'est bon et pas cher » Et puis le vin qui titille le bout de la langue avec les arômes citronnés, hummm...Rien de tel pour augmenter son taux de testostérone avec les aliments riches cités en référence ci dessus .
Ah aussi le Gros plant souvent oublié et curieusement si vous avez devant vous un grand plat de fruits de mer. 
Sur votre table, c'est Le bonheur de l'atlantique! Avec l'odeur de la houle si particulière aux côtes de cette région sauvage, alors vous trouverez la dureté du Gros-plant accompagne étonnamment les huîtres, les coques, le crabe et le reste...Et puis tout finit sur lie, sourire comme le vin l'indique...

mercredi 17 décembre 2025

Les platanes de Château Gontier





 Je les trouvais beau les platanes à Château Gontier. 

A cette époque, je roulais l'automne sur léger fond sonore Jamiroquoi.
Sur la route, de cette nature insolite, j'm'en disais des choses, en regardant la mayenne angevine.
 « Une longue Démonstration c'est un sujet qui n’en demande pas plus au risque de s’éparpiller dans des descriptifs trop longs qui pourraient gêner le rêve"
Des instants courts qui ciblent,
« Le bonheur »,
Je le voyais comme une histoire en mouvement…
Une façon de voir la vie de l'autre côté,
Mais dans mon imagination, j’avais beaucoup de choses à apprendre. Les questions existentielles sur l'amour, la foi, la providence s'étoffaient dans le paysage comme une impression de sentir certains courants comme les choses qu'on connait déjà en pensées mais pas en paroles.
J’avais bien commencé à lire Khalil Gibran grâce à ma mère dont les interrogations à l'âge de la trentaine me chauffaient quand je conduisais seul.
Cependant, j'éprouvais une sensation de bien être.
La solitude éphémère avait marqué mon esprit.

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