dimanche 12 avril 2026

Je suis chez le coiffeur





Je suis dans le salon

Pendant qu'on me shampoigne

j'entends le refrain de cette chanson 

"Absence, absence mais pas l'indifférence"

Malgré les apparences, c'est à toi que je pense"

C'est étrange d'écouter ces paroles

"Je peux vivre sans toi et être à toi quand même"

"iL n'y a pas de loi pour prouver que l'on aime"

"j'peux pas expliquer ça"

"Loin des yeux, près du coeur"

Tous ces choses me touchent

Alors que je fais les cents pas dans ma tête

Si j'étais en Anjou, J'irai te chercher à la gare

Je porterai tes bagages 
Quel bonheur de te retrouver
Quand les yeux s'ouvrent
Je connais l'horizon du large
Il y a bien longtemps que je t'aime
Je t’emmènerai aussitôt sur 
"La jetée de la Loire"
Y a plein de trucs là-bas
Pas la peine de se torturer la frange
Hier, je t'aimais à l'imparfait
Tiens
Une champignonnière
Une ferme encavée en plaine troglo 
Et pourquoi pas les pommes tapées du côté de Saumur
L'Anjou t'envoûtera
Le cadre noir peut bien attendre
Eclairé à la bougie 
Les murs tuffeau imprégnés de fumée 
Pour déguster de délicieuses fouées dans un caveau
Roses trémières
Au détour d'un village
Tu émerveilleras ton visage face à la Loire 
pieds nus, foulant un banc de sable
Avec ou sans capeline
L'Angevine
Où l'ombre butine et caresse les peaux blanches
Les semailles sont à venir
Le jour, où je cueillerai tes baisers
Tu sèmeras à tous vents mes sentiments profonds
Comme une caravelle sur un océan de cœur
Poussées sans cesse par les douces pensées
Claquent les voiles
Je pourrai t'emmener
Aussi à Tours, découvrir son vieux quartier 
Ces vignobles, les châteaux de la Loire
Ce n'est pas un tour pour rien que te je propose
Aujourd'hui, j'ai un beau teint
J'ai ratissé quelques brindilles
Nouveau visage
Demain 
je t'embrasserai à ciel ouvert

dimanche 5 avril 2026

Le pont de Gennes




J'avais aperçu entre les tables enfumées, cette bouche qui dégustait le vin framboisé à la robe légère.
Cette rêveuse s'allongeant au bord de la Loire comme la Dame de Monsoreau en contrebas du pont de Gennes, m'intriguait. 
Magnifiée par une coulée de lumière dans l'odeur grillée des barbecues.
J'aimais l'Anjou populaire du dimanche après-midi où j'appréciais "ces galipettes" au beure d'escargot garnies dans les petits pains cuits au feu de bois.
Ces champignons de paris, 
Si énormes, qu'ils finissent de tomber par terre en se roulant dans les galeries souterraines saumuroises. D'où le nom "galipette".
Comment pouvais-je faire pour l'aborder? Le Saint Nicolas de Bourgueil sentait bon la craie.
Un graduel de notes de champignon, de sous bois, en prime le fruit rouge remplissaient ma bouche gourmande.
Mes lèvres retrouvaient le tuffeau de la cave.
Je pensais à la polka chantée, écrite par Anatole Verrier "Vive l'Anjou!Lorsque le soleil dore"
C'était le moment, pour oser le providentiel.
Avant que les bourgeois de Saumur arrivent. Se dandinent en leurs accoutrements de paroles à la con.
J'avançais, 
Elle était seule, son regard innocent plongeant dans l'eau.
Dans l'instant, j'avais posé le verre sur la margelle,
J'étais devant ce corps frémissant de désir.
Je l'apostrophais "Je m'appelle Laurent"
Me répondit "moi c'est Marie"



Membres