dimanche 8 juin 2025

Retour en Afrique 20 ans après ma première année de naissance

 

Short lâche,  je les avais distancés.

Courir dans la poussière des salines,
Je voyais encore au loin les maigres ordures que se partageaient les chiens.
Je l'avais échappé belle!
Sur la place Rimbaud, à côté du minaret, la couleur de mon cœur n'avait pas connu ce ciel ressemblant à l'aube ensanglantée.
Dans les ruelles mauresques qui menaient à la place Ménélik. Les relents de moka me donnaient le tempo dans les enjambées.
L'Afrique n'avait jamais été aussi belle à travers les trottoirs dans le dédale de mes pensées.
Pour une fois, les bars à naïas ne clignotaient pas sauf une somalienne à la démarche lente, aux seins fermes et pointues en transparence sous le diré, attirait mon regard.
Parfumée sous les arcades,
Je pensais à la fraîcheur du soir, aux herbes brûlées,
Aux encens où le henné décore la paume des mains de ces jeunes femmes dont le cliquetis des fins bracelets sonnent le métal pour charmer le soldat ensorcelé.
Mon regard lointain semblant oublier cette Normandie.
De l'aveu,
Je songeais à la chair brune, 
Aux dessins mystérieux,
Une Afrique facile où je n'avais jamais autant bu de coca.

mercredi 28 mai 2025

vendredi 23 mai 2025

Une femme d'aujourd'hui





je me souviens de tellement de choses que j'en viens à aimer encore celles d'hier,

Pourtant, je l'aimais cette femme au visage de tragédienne. " Qu'est ce qu'elle jouait bien la comédie"!  Une belle dormeuse qui me donnait le vertige. Quelque soit la teinte de ses cheveux aux traits angulaires, sa sensibilité vénitienne me laissant dans un état de pensées. La façon de me plonger dans
Mes interrogations,
La douceur de sa voix, une sonorité presque palpable marquerait à jamais mon esprit dans la seiche au vent.

vendredi 16 mai 2025

Bleu pour le ciel à contre courant

 


Allongé sur
 le dos

yeux mi-clos

Hier, j'aimais

La douceur de tes doigts

Oscillant dans la seiche au vent
Chapeau de paille entouré d'un ruban
Flotte
L’insouciance
J’aime tout en toi
Quand tu sèmes à tout vent
Là, où ton ombre butine
Et caresse les peaux blanches
Libellule pour la tourbe légère
Bleu pour le ciel à contre courant
Bleu pour la romance du ciel

dimanche 4 mai 2025

Le vent était si faible

 



Le vent était si faible, léger, chaud, généreux, capiteux spirituel, brûlant.

Et le vin framboisé, pétillant
L'arôme évanoui, 
Le temps fugace, 
L’instant brillant, limpide, clair, voilé, louche, trouble.
Toutes ces senteurs incolores,  toutes ces visions du blanc clair pour finalement fermer les yeux et 
Aimer.

dimanche 20 avril 2025

cidre du limousin

 Parfois, j'ai des clientes qui aiment des sensations nouvelles.

Je me souviens de cette jeune enseignante qui aimait et ne jurait que par des produits labellisés Bio.
Elle m'avait parlé de sa daurade qu'elle déposait sur un lit de citrons confits. 
Le four bien chaud avant de déposer le poisson fourré de rondelles de citron dans les ouïes, un filet d'huile d'olive, du laurier, thym, de la sauge, un peu de piment d'Espelette, une branche de romarin dans le ventre, sel poivre, persil le tout version papillote à 180° pendant 30 minutes.
Elle cherchait désespérément un Riesling AB pour lier le vin et l'accompagner.
Je ne voulais pas qu'elle reparte chez le caviste du coin parce qu'elle m'avait mis l'eau à la bouche.
Je me souvenais du Périgord vert où des pisciculteurs venaient du haut Limousin pour nous vendre des truites au restaurant. Sur le zinc du bar, il nous avait suggéré que l'acidité du cidre du Limousin, c'était sensationnel pour marier la truite poêlée aux amandes effilées, dans un patois digne des films en noir et blanc de Gabin.
Sans trop de convictions pour la daurade,
Je lui demandais de me suivre dans le rayon "Bières", en face du linéaire, je lui présentais un cidre brut artisanal du Limousin, estampillé AB pour la rassurer.
Le regard étonné,
Essayez donc!
- Un cidre, vous êtes le premier!
Je la regardais en l'apostrophant "Un client content, c'est un client qui revient"
Quelques semaines plus tard, J'étais loin de me douter que j'allais recevoir toute la vague enseignante .





vendredi 11 avril 2025

Vibrations



j'étais parti dans la fraicheur du matin,

Depuis que je réfléchissais à ma reconquête amoureuse, "Ai no corrida" retentissait dans la voiture maintenant je me trouvais aux confins des départements de la Sarthe, Loir et Cher pas très loin du vignoble de Jasnières. 

Je savais que j'allais la retrouver mais quand? Comment pouvais-je m'y prendre? Hormis mon cœur touché par l'intuition, je voyais mes sentiments s'attendrir dans les paysages jadis traversés. 

La nature d'une femme reste toujours énigmatique, on ne sait jamais à quel moment leur ténacité flanche.

Depuis quelques mois, je cherchais le point sensible qui ferait mouche pour la faire passer par toutes les sphères de l'amour mais je crois que je prenais conscience que je pouvais la perdre à tout jamais.

Le silence me faisait ressentir le manque avec certitude où chaque instant passé auprès d'elle était un bonheur mais le bonheur c'est de s'intéresser au vide plutôt s'intérioriser car il n'y pas de vide dans le vide.

L'absence ouvre les portes de la compréhension de l'amour. Pourquoi elle et pas une autre? 

Calé dans le fauteuil de la voiture.

Les images charnelles du paradis perdu revenaient sans cesse. Quand une femme ondule légèrement sur vous pendant que vous êtes à demi couché vous offrant ses beaux seins c'est comme un soleil en cloche, ça bourdonne, tu sens la vie avant que sonne le glas.

Quand on aime, il faut comprendre car en amour il y a toujours un fil invisible même quand on est séparé.

Le mystère de l'amour nous entraîne loin, très loin On ressent ces choses là, ça tiraille même si ça ne s'éclaircit pas comme on le souhaiterait. 

La réponse sonne toujours dans un face à face spirituel où les sentiments dansent dont jaillissent finalement de ce qu'on a de plus pur la vulnérabilité.

Sur ces pensées, je remontais le son, la route était belle.



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