vendredi 29 novembre 2024

Quelques vins pour les fêtes de fin d'année

 MUSCADET de Sèvre et Maine sur Lie:  C'est fin, frais et léger. Température 7- 8°. Evitez des millésimes supérieurs à 2 ans.

Exquis avec une assiette de saumon fumé, un reste de poisson. En guise d'apéritif, beurre salé breton accompagné de crevettes grises, fantastique avec une andouille de Guéméné.  « C’est bon, pas cher » Et puis le vin qui titille le bout de la langue avec les arômes citronnés en bouche, j'adore ça!

J'avais oublié le Gros-Plant, curieusement, si vous avez devant vous un grand plat de fruits de mer reposant sur un lit d'algues. C'est l'atlantique sur votre table! Avec l'odeur de la houle si particulières aux côtes de cette région sauvage, alors vous trouverez la dureté du Gros-plant qui fait pleurer les yeux accompagne étonnamment les huîtres, les coques, le crabe et le reste. On peut trouver un bon Gros Plant ente 5 et 7 euros
Les aristos se pencheront sur du Chassagne Montrachet, Puligny Montrachet, St Aubin, Meursault et cie ou un Pessac Léognan prestigieux oui, je comprends à Noël faut oser pour le Gros plant.

POUILLY-FUME :  idem pour l’achat des millésimes, la période de la St-jacques,  des noix de St Jacques Poêlés servies avec un fondu de poireaux, l’accord est d'une grande finesse. La minéralité de ce vin est exceptionnel.
Le bouquet de fleurs blanches parfume et les notes végétales apaisent l'esprit. (Ce parfum "Fumé" comme les Graves ci-dessous)
Aussi, c'est une invitation avec des fromages à pâte dure de chèvre ou frais avec du bon pain au levain.

GRAVES du Sud rouge : Millésime à point 4 ans, sensationnel avec un poulet rôti froid le dimanche soir, se marie très bien avec les volailles, moins cher et moins structuré en bouche que le Pessac-Léognan, cependant plus fruité, ce vin s'ouvre plus vite en maturité. Néanmoins, j'aime les saveurs empyreumatiques et je préfère de loin le Pessac-Léognan (termes qui désignent un vin exprimant des notes fumées comme un frottement de silex, pour être clair tout ce qui se lie au feu) ce goût de terroir bordelais si caractéristique se marie si bien avec un éventail de magret de canard, une pintade rôtie, un pigeonneau désossé, pour faire simple délicieux avec tous les mets à chair blanche.

COTEAUX du LYONNAIS rouge : (extra avec un hachis parmentier, une ballotine de volaille, la charcuterie de votre terroir)
Pour ce vin, il faut choisir un millésime récent pour garder le fruit en bouche. Le gamay ne se conserve pas, de plus si vous aimez le style bonbon anglais pour le côté acidulé, il peut remplacer le Beaujolais.
Agréable d'avoir les saveurs de fruits rouges qui voyagent en bouche avec une souplesse, une rondeur qui s'harmonise.
Une idée gourmandise? Pourquoi pas! Tentez l'escalope de veau à la milanaise sans oublier un quart de citron sur le coin de l'assiette.
Température de dégustation :  12-13°

COLLIOURE  rosé :  (50% syrah - 50% grenache noir) C’est le vin des amoureux ou celui des peintres qui séjournaient au début du siècle sur la perle de la côte vermeille.
Le petit port de Collioure avec ses ruelles teintées d'ocre, de rose dont la lumière reflète Henri Matisse s'il n'avait pas chevauché sur le sillet d'un ciel fougueux.
Les vignes en terrasses étagées offrent un spectacle époustouflant pour le visiteur sur la route sinueuse, le regard plongé dans le vertige de la mer bleue. C'est déjà un avant goût d'Espagne.
Dès les premières gorgées, les épices se font crescendo, ça chauffe doucement la bouche...C'est extra avec un couscous, une paëlla ou des recettes asiatiques, la longueur est accentuée par la syrah qui apporte les notes poivrées, le grenache contrebalance l'équilibre avec le cassis, framboise, groseille, tous ces arômes amplifient le palais, s'intensifient pour finalement s'écraser légèrement sous la langue. Ca titille bien l'esprit,
Je pense également à des recettes comme des gambas flambées au cognac, des rougets à la provençale. (des trucs de ce genre)

SAINT NICOLAS de BOURGUEIL :  vin framboisé,
De préférence, je choisis comme repère la commune de Restigné sur l’étiquette, (c'est mon coup d'oeil pour le terroir). Attendre 3 ou 4 ans pour que l’acidité s’estompe, on ne les conserve pas plus de 6 à 8 ans. Que l'on déguste à une température de 14°.
 Hum...hum  par exemple - Lapin en gibelotte.
Dans les marmites tourangelles, c'est souvent une recette qui mijote au coin du feu.
Autrefois, les paysans en famille le dimanche se régalaient avec une gélinotte grillée

SAUMUR CHAMPIGNY : C'est un vin à la robe rubis, un nez profond de violette et au goût également framboisé mais plus porté sur la cerise par rapport au St-Nicolas.
Dégustation 14° avec un porc à la boulangère, ou un poulet à la Clamart.(Ne me demandez pas ce que veut dire "à la Clamart")
Ou bien, si vous connaissez la levée de la Loire, c'est à dire la route touristique entre Angers et Saumur sur une des rives vous trouverez un restaurant dans un caveau troglodytique
, le bonheur de déguster les fameuses fouées ou galipettes (ce nom vous dit peut-être quelque chose.;-)
Eclairés à la bougie, vos visages parfumés par les senteurs du tuffeau, 
Ce vin fruité, gouleyant, Si c'est pas le bonheur ça.
Je n'ai pas parlé des vins du Sud Ouest, des Côtes du Rhône, les rosés de Provence, de la Corse sans oublier le champagne et l'Alsace autrement on y passerait la nuit.

dimanche 10 novembre 2024

Le marché nocturne

 


Je déambulais sur la plage après le marché nocturne.

Ce dimanche soir, la Charente maritime avait un goût dont le ciel reflétait 

ses écorces de fruits mûrs.

Dans le silence du ressac, j'entendais le cliquetis des nombreux bracelets fins.

Stupéfait, la première fois. 

Perdu, comme ce voyageur autour d'une verdine éclairée de lune.

Je n'avais jamais vu une silhouette s'énivrer, tapant du pied nu le feu de son corps.

Mon Dieu qu’elle était Belle! 

J’avais l’impression de boire une terre cognac aux arômes floraux.

La jupe ample virevoltant la danse du désir avec la beauté du diable

serpentant dans mon esprit éméché. 

Envoûté l'espace d'un instant,

Sa main sur la hanche, les notes brûlantes passant de l'autre main, le tambourin aux gestes gracieux comme au temps d'Esmeralda.

Sans rien savoir de sa migration lointaine.

En marchant sur la passerelle, résonnaient encore les syllabes hurlées.

mercredi 30 octobre 2024

Pensées amoureuses


 


A 21 ans, j'avais déjà fait le tour de la gent féminine.

A 33 ans, je roulais le cœur léger, l'amour me fascinait à travers le pare brise.

Les formes naturelles du paysage égayaient mes pensées.

Je voyais l'amour comme la providence. Aimer me donnait en quelque sorte un instinct de voyance. Pourquoi elle et pas une autre? La question m'intriguait en poursuivant la route.

lundi 7 octobre 2024

Forget me nots

 



Après le "forget me nots" qui résonnait dans l'habitacle avec pour témoin les maisons à colombages de Vannes, la cité bretonne scintillait dans la nuit. A 21 ans, j'avais déjà fait le tour de la gent féminine. Je savais que le bonheur c'était trop d'attente. Je savourais les crêperies, le corps des femmes. J'assumais ma séduction, ma masculinité, je ne perdais pas de temps.

Le pub me donnait une impression de confort en attendant mes collègues qui sortaient de la caserne...

 

mercredi 2 octobre 2024

Le vent



Le vent souffle

Sur les bouches d’égout
Papiers, feuilles éparses
Rase
Gifle, gémit
Un lundi de novembre
Je vole ta silhouette
Sentiments profonds
La pluie mouille mon visage
Un instant
Mon esprit dégouline
zigzague
En rayon de lune
ton corps d'existence

vendredi 20 septembre 2024

La lande




 Depuis ce matin, j'arpente la lande. Même si je devine la couleur automnale. Je suis sûr que ton ombrelle n'a pas encore quitté le port ni l'expression figée du premier rendez-vous.

Pas la peine de se torturer la frange pour comprendre ça. Tout à l'heure, il y avait la raison, les fleurs sauvages, ton parfum brûlant sur la ligne d'horizon.
Ces pensées qui s'entrechoquent et celles qui se brisent pour disparaître sur le contour d'une bretagne semblable aux monts d’Arrée.
Dois-je encore m'émerveiller comme un sentiment ancien? Là, où les senteurs marines se couchent quand les algues respirent ici la nuit? Pourtant le vol en rase-motte des mouettes dans le ciel nuageux semble m'échapper de nouveau. Comme le faisceau à l'immunité acquise me donne l'impression que les semailles à venir existent encore.
Sur l'estran, je n'aurai jamais dû cueillir tes baisers. Au milieu de nulle part, il me reste la semeuse à tout vent, celle qu'on emporte à ciel ouvert. 
Les rêves incultes par delà les champs, éclate en silence ta robe à soleil dont la lumière retrouve les beaux jours. 
Avant que la pénombre ne ratisse la campagne.
Je sais que tu reviendras, parfois dès les premières lueurs, dans cette vague d'humeur froid, tu m'attends, grelottante.
Radieuse, tu te penches à peine. Habillée de jaune sous les méduses d'un parapluie ouvert.
Comme l'annonce d'une saison nouvelle, tu fais éclore mon cœur..

jeudi 12 septembre 2024

Les Pouetes


 

LES POUETES


C'est grand un mot en poésie

Ca va au-delà des désirs

La poésie c'est p'être Bowie

Un peu trop beau, indésirable

Un p'tit décor déjà en soi

Un pas grand chose que l'on aime pas.


Ne crois-tu pas j'exagère?

J'vois bien un titre pour littéraire

La poésie est-elle sexy?


On n'la lit plus mon cher ami

Manquerait-elle de sex-appeal

Ses formes sont droites un peu rigides

Faudrait pouvoir les arrondir


Tu affabules ma belle enfant

Fidèle à tes habitudes

Tu penses trop sec et tu dérives

Dans tes méandres de rectitude


J'comprends pas bien ce que tu livres

J'oublie avant que tu ne dises

J'attends seulement une émotion

La poésie c'est un glaçon


Je vais m'fâcher tu m'exaspères

Aussi frivole qu'un papillon

Tes formules à l'emporte-pièce

Sont aussi plates que tes nichons


T'es qu'un sale con un peu vulgaire

T'as rien compris à mes dictons

Je m'en vais courir après l'air

J'emmène Baudelaire ou bien Villon

Sylvie Bourgoin (Vie de Ville Poésies et photographies 1991 - 1992)


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